Les effets de l'entrée de la Turquie à l'UE

Publié le par BOUCHADEKH Abdessalem

Les effets démographiques de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne

Correspondance Européenne, Rome

2-2-2008

Un aspect particulier de la situation démographique de l'UE est représenté par les conséquences qu'ont sur elle l'entrée de nouveaux pays. L'élargissement de l'Union a, jusqu'à présent, contribué à empirer la situation. Sont entrés en effet les pays ex-communistes, dans lesquels la dénatalité était un problème avant même qu'elle ne le devienne pour nous.

Ils ont donc contribué à abaisser le taux de fertilité du continent. L'entrée de la Turquie pourrait en revanche favoriser une inversion de tendance telle que certains la souhaite afin d'atténuer le problème démographique européen. Ceci causerait cependant d'autres très graves problèmes à notre continent.

Aujourd'hui, la Turquie compte 73 millions d'habitants, soit une population presque équivalente à celle des dix nouveaux Etats membres de l'Union européenne, soit 15,5 % de l'ensemble de celle du Vieux Continent.

En outre, la Turquie dispose encore actuellement d'un taux de fertilité de 2,5 enfants par femme face au triste 1,4 qui constitue la moyenne européenne, l'actuel taux de croissance de la population turque étant de 1,8 % contre 0,2 % pour l'UE (qui, rappelons-le, ne doit ce maigre solde positif qu'à l'immigration).

En 2030, l'UE aura près de 468 millions d'habitants alors que la Turquie en comptera plus de 93 millions soit 20 % du « reste de l'Europe » si elle venait à entrer dans l'Union. Dès lors, la population turque représenterait 17 % des citoyens de l'UE. En prenant en considération l'aspect religieux du problème, il est prévisible que les musulmans européens, qui représentent actuellement seulement 5 % de la population totale, représenteraient, en 2020, avec l'entrée de la Turquie, plus de 10 % de la population.

Si les chiffres peuvent être d'une quelconque utilité, cela signifie une augmentation nette et rapide de l'influence turque et donc musulmane en Europe dans un proche avenir.

L'analyse de cette perspective fait entrevoir un autre problème. Si nous considérons que le revenu moyen turc par tête est très bas (à peine 28,5 % du nôtre..) et que, avec l'entrée dans l'Union, les citoyens turcs pourront circuler librement sur son territoire afin de chercher un travail meilleur, imitant ainsi leurs compatriotes déjà présents en grand nombre en Europe centrale, l'actuelle exubérance démographique turque pourrait se traduire facilement demain par une exubérance migratoire en direction de notre continent.

C'est également pour cela qu'en 2004, une Commission de l'UE sur la Turquie a demandé que l'immigration potentielle de main-d'oeuvre en provenance d'Anatolie et en direction de l'Europe puisse être prévenue ou à tout le moins limitée par le biais de « clauses permanentes de sauvegarde qui évitent de graves distorsions sur le marché du travail de l'Union ».

"Correspondance européenne" a fait procéder à des enquêtes sur les modifications des moeurs qu'ont entraîné ce que ce journal nomme la dhimmitude (invasion de pays par des étrangers). Le résultat est dramatique. Des régions entières n'ont plus d'autochtones; ailleurs, le bruit, la violence, l'insécurité, d'autres facteurs aussi fâcheux, font que la police ne s'aventure plus qu'avec des véhicules protégés dans divers quartiers. Suivant les endroits, elle n'y met même plus les pieds. (???)
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