Maroc- Victoire du Parti de l'Istiqlal avec 52 sieges

Publié le par BOUCHADEKH Abdessalem

 

Victoire de l'Istiqlal

 

LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 09.09.07 | 08h03  •  Mis à jour le 09.09.07 | 08h03 - Le parti nationaliste Istiqlal, qui fait partie de la coalition sortante, est arrivé en tête des élections législatives marocaines de vendredi, mais l'opposition islamiste accuse certains adversaires d'avoir utilisé "de l'argent".

L'Istiqlal (Indépendance) a obtenu 52 sièges, devant le Parti de la justice et du développement (PJD) avec 47 sièges, a déclaré le ministre de l'intérieur, Chakib Benmoussa. Le ministre a souligné que les résultats étaient provisoires et qu'ils pourraient changer d'ici la proclamation des résultats officiels, dimanche soir.

ARGENT SALE POUR LE PJD

"L'argent sale a coulé à flots dans le système électoral. Nous en avons la preuve et nous le contesterons", a déclaré à ses partisans le numéro deux du PJD, Lahcen Daoudi. "Ce n'est pas simplement triste pour nous, ça l'est aussi pour la démocratie marocaine", a-t-il ajouté.

La chambre sortante était dominée par les deux principaux parti laques, l'Union socialiste des Forces populaires (USFP, socialiste) et l'Istiqlal (nationaliste), qui disposaient respectivement de 50 and 48 sièges.

L'USFP, qui espérait que les électeurs approuveraient les réformes économiques et sociales prudentes du gouvernement de coalition sortant, essuie un cinglant revers en reculant de premier à cinquième groupe à l'assemblée, avec 36 sièges.

Pour ces deuxièmes élections législatives depuis l'arrivée sur le trône de Mohammed VI, il y a neuf ans, 33 partis et des dizaines d'indépendants briguaient les 325 sièges de la chambre basse.

Les chiffres provisoires ont fait apparaître un taux de participation qui n'a jamais été aussi bas, avec 37 %. Washington suit de près le scrutin en espérant y puiser la preuve que sa campagne pour la démocratie au Proche-Orient et en Afrique contribue à réduire le soutien à l'extrémisme islamiste.

ÉLECTIONS TRANSPARENTES SELON LES OBSERVATEURS ÉTRANGERS

Les observateurs étrangers, qui ont supervisé pour la première fois une élection au Maroc, ont jugé que les élections s'étaient déroulées dans la "transparence". Le rapport définitif sera publié dans les prochaines semaines.

Une équipe de 52 observateurs internationaux, venant de 19 pays, a visité 325 bureaux de vote dans 12 régions. Elle est dirigé par le Bolivien Jorge Fernando Quiroga Ramirez, qui dirigea son pays de 2001 à 2002 avant de perdre les élections en 2005 face au socialiste Evo Morales.

Interrogé sur les accusations de corruption lancées par les islamistes du Parti Justice et Developpement (PJD) à l'encontre de leurs adversaires, M. Ramirez a répondu que la mission internationale n'avait pas été témoin de telles pratiques.

L'Istiqlal (Indépendance) a obtenu 52 sièges, devant le Parti de la justice et du développement (PJD) avec 47 sièges

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