Le Foulard est un symbole de la liberté de la Femme
Le foulard islamique, symbole de la liberté de la Femme Musulmane
« Les gens ont toujours trouvé un moyen de vivre ensemble dans l'histoire »
(Huda Kaya)
Signé : BOUCHADEKH Abdessalem
Noisy-Le-Grand, le 23 Juillet 2007
L’action non-violente en Tunisie est plus que jamais nécessaire, elle trouve son fondement dans l’analyse des situations d’injustice qui oppriment les tunisiens d’aujourd’hui dans leur immense majorité.
La force des injustices que nous fait subir la dictature repose sur l’obéissance, la complicité voire l’attentisme et la passivité des citoyens.
Cette évidence des causes de l’oppression influe sur les réponses à apporter pour y mettre fin. La justice ne viendra pas tant d’un changement à la tête du pouvoir que du changement d’attitude du peuple responsable de sa propre servitude. ([1][3])
Avec un discours passéiste, et des moyens de communication obsolètes et même les mots utilisés des années 50 plutôt qu'à une ligne politique d'avenir. Les mots sont importants. Il faut en finir avec les discours pré formatés qui ne sont pas différents des méthodes d'une certaine presse officielle. Il faut arrêter la langue de bois.
Nous rappelons que La Réconciliation Nationale pour laquelle nous nous battons ne peut se faire sans la libération de tous les prisonniers politiques et le retour des exilés qui le désirent pour regagner leurs foyer familial.
Une Réconciliation n’est pas une trêve ou un armistice entre deux camps, fatigués de se guerroyer, mais plutôt l’aboutissement d’un cheminement intellectuel et politique des protagonistes, concluant à la nécessité de faire la paix.
L’exemple vient de la Turquie Kemaliste et laîc, où la question du foulard islamique a été au centre des élections législatives anticipées organisées en Turquie. Le régime strictement laïque de ce pays à majorité musulmane interdit aux femmes de porter le foulard dans des bâtiments publics -les universités, par exemple- ou dans un cadre officiel. Certains, dont le Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir, souhaitent revoir cette loi.
L'AKP, parti issu de la mouvance islamiste, a été reconduit, avec 43% des voix. Mais le sujet du foulard n'en reste pas moins source de très profondes divisions, car la question du foulard a précipité l'organisation des législatives antcipées.
Les mouvements laïques avaient vivement réagi lorsque l'AKP avait nommé comme candidat à la présidentielle le ministre des Affaires étrangères Abdullah Gül, dont la femme porte le foulard en public.
L'opposition a boycotté l'élection du président au Parlement et des rassemblements massifs ont eu lieu dans les plus grandes villes du pays en faveur de la laïcité. Pouvait-on laisser entrer une femme portant le foulard dans le palais qu'avait occupé Mustafa Kemal Atatürk, père de l'Etat laïc moderne qui vint se substituer à l'empire Ottoman au lendemain de la Première guerre mondiale?
Les protestations ont finalement conduit M. Gül à retirer sa candidature et le gouvernement à convoquer des élections anticipées en juillet. L'interdiction du foulard se situe donc au centre de la vie publique turque, marquée ces dernières années par la poussée de l'islam politique.
En 1999, Huda Kaya et ses deux filles avaient été poursuivies en justice pour avoir "tenté de dissoudre la République turque par la force" un chef d'inculpation passible de la peine capitale à l'époque.
Leur crime?
Elles avaient participé avec des milliers d'autres à un rassemblement contre l'interdiction du port du foulard islamique à l'université. La société turque comme la société Tunisienne ont beaucoup changé depuis, mais les classes laïques, soutenues par l'armée en Turquie et le pouvoir en place en Tunisie comme en France, s'opposent toujours à la levée de l'interdiction.
Huda Kaya, libératrice de la femme Muslmane
"Nous croyons en notre droit de célébrer notre religion et de vivre avec dignité", souligne cependant Huda Kaya, veuve de 47 ans, qui a passé sept mois en prison Turc avec ses filles après leur condamnation en 1999.
En Turquie, le foulard a été interdit dans les universités après un coup d'Etat militaire en 1980, nombreux sont ceux qui aimeraient que cela reste la règle que ce soit en occident en général, comme il est le cas en Tunisie et en Turquie : Cicek Isiksel, une étudiante Turc de 23 ans vêtue de jeans et d'un débardeur vert, dit craindre l'influence croissante du mouvement islamiste. "Je ne veux pas voir des filles avec des foulards dans les universités.
Si un parti disait qu'il l'autoriserait, je ne voterais pas pour (lui). C'est pourquoi je vote pour le CHP", le Parti républicain du peuple (laïc), qui affirme que la Turquie doit "gagner la bataille contre la mentalité médiévale".
Huda Kaya ne perd pas espoir. "Les gens ont toujours trouvé un moyen de vivre ensemble dans l'histoire", avance-t-elle."Je suis sûre que cette interdiction prendra fin un jour"
Nous, nous nous battons pour gagner, on se bat pas contre quelqu’un, on ne bat pas contre quelque chose, on se bat pour la Tunisie et pour tous les Citoyens Tunisiens avec leur diversité. On se bat contre l’exclusion et pour la diversité. Le monde a changé, la Tunisie est en train de bouger, alors la politique doit changer. Je veux non seulement appeler à ce changement profond mais le construire avec tous les Tunisiens. qui le souhaitent
En prétendant faire le bonheur des peuples malgré eux, on a abouti avec le temps au régime d’une caste contre le peuple lui-même. Tel est le résultat de la gestion du pays par le parti au pouvoir depuis un demi-siecle sans partage en Tunisie.
Il faut veiller à créer un nouveau modèle d’ordre social permettant un Etat idéal où l’Etat soit au service du peuple tout entier et non à une fraction de ce peuple représentée par un parti quel qu’il soit. C’est l’Homme Tunisien, qui changera grâce aux changements qu’il pourra lui-même susciter. Enfin, notre problème, en Tunisie, est de préciser à partir de notre culture, notre identité et nos traditions, les réponses à donner aux nouveaux défis qui nous sont imposés.
Société au service de l’Homme
Ceci nous mène à la société qu’on veut bâtir, cette société doit se bâtir autour du citoyen. L’Homme, le citoyen, autour de l’Homme et u service de l’Homme qui doit être au cœur de tout projet pour la Tunisie de demain qui dépend d’une volonté politique. Aucun changement n(est possible, sans un changement de nos comportements, vis à vis de nous mêmes et des autres.
Il est temps de tirer les leçons des sociétés antérieures, on doit accepter de perdre une bataille, mais la guerre pour les Libertés et la Démocratie pour tous sans exclusion continu. Sans désertion, il faut rester implanté sur le sol Tunisien quel que soit le prix.
Paris, le 23 Juillet 2007
A bientôt sur blog http://democratiemaintenant.over-blog.net
[1][3] - Article sous le titre «NON-VIOLENCE CONTRE BEN ALI Par Fadila»Archives : www.tunisnews.net - 6 année, N 2096 du 16.02.2006 - - - -